La Belle et la Bête, vue en 1771 – SlippediscSlippedisc

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normand lebrecht

10 juin 2023

La Belle et la Bête n’a pas besoin d’être présentée. Slippedisc, avec l’aimable autorisation d’OperaVision, diffuse cet opéra du XVIIIe siècle rarement joué. Ici, le conte de fées magique prend la forme d’une comédie divertissante du compositeur belgo-français André Grétry qui a été créée à Fontainebleau en 1771 avec des airs, un ballet et des dialogues parlés qui ont rapidement conquis un large public. La version qui eut sa première représentation à l’Opéra de la Cour de Mannheim en 1776 fut la première traduction italienne de l’opéra, qui remplaça tous les dialogues parlés par des récitatifs. Aujourd’hui, la nouvelle production du Nationaltheater Mannheim de Zemira et Azor monte sur la scène de l’historique Schlosstheater Schwetzingen construit en 1753. Le chef d’orchestre Bernhard Forck et l’Akademie für Alte Musik Berlin s’associent au metteur en scène, décorateur et costumier Nigel Lowery pour insuffler une nouvelle vie à cette œuvre enchanteresse. Les rôles principaux sont interprétés par Patrick Kabongo en Prince Azor et Amelia Scicolone en Zemira. Sous-titres en anglais, italien et allemand.

L’histoire parle du prince Azor qui vit dans un palais solitaire et a été transformé par une fée vengeresse en une forme bestiale. Lorsqu’un marchand étranger trouble la paix du palais, la créature occupante exige un sacrifice humain en guise de punition. Zemira, la fille du marchand, est prête à donner sa vie mais découvre bientôt que la forme bestiale d’Azor cache une âme tout à fait différente. L’amour sauvera-t-il la situation ?

DÉTAILS DE LA PREMIÈRE PARTIE DE L’OPÉRA

Sandro, marchand et père de trois filles, fait naufrage dans une tempête et perd tous ses biens. Avec son serviteur Ali, il est bloqué dans un lieu étranger où tous deux trouvent refuge dans un château enchanté. En raison d’une consommation excessive d’alcool, Ali a sommeil et son maître le pousse à partir en vain. Sandro trahit l’hospitalité qu’il vient de trouver lorsqu’il tente de voler une rose rouge en souvenir pour sa fille Zemira. Soudain, le terrifiant seigneur du château, Azor apparaît et veut tuer Sandro pour avoir volé la rose. Lorsque Sandro tente de se justifier et explique qu’il ne voulait exaucer le vœu de sa fille qu’en prenant la rose, Azor reste en colère mais propose un pacte : il épargnera Sandro s’il lui donne une de ses filles pour épouse. Si Sandro le trahit, Azor se vengera de lui ; si Sandro tient le pacte, Azor le récompensera richement. Après quelques hésitations, Sandro accepte et reçoit la rose en gage de leur accord.

Ramené à la maison par un nuage magique, Sandro dit à ses filles qu’il a tout perdu. Zemira, l’aînée des filles, tente de le réconforter en soulignant que le bonheur de la famille passe avant toute préoccupation matérielle. Elle chante la rose que Sandro lui a apportée, sans savoir ce qu’elle lui a coûté. Ali ne supporte pas la détresse de Zemira face à la tristesse de son père et lui parle du pacte avec la bête Azor. Sandro doit prendre une décision. Sandro écrit une lettre d’adieu à ses filles et veut rompre l’accord avec Azor. Il préfère mourir que de perdre Zemira. Cette dernière, cependant, est désormais au courant des enchevêtrements d’Ali et ne peut pas simplement accepter la mort de son père. Elle est résolue à se rendre à Azor.

SECONDE MOITIÉ DE L’OPÉRA

Dans son palais, Azor déplore son apparence laide avec laquelle il a été condamné par une fée. Il suffirait qu’une jeune fille reconnaisse son âme véritable et sa douceur intérieure pour que la malédiction soit levée. Conduite à la maison d’Azor par Ali, Zemira est ravie par l’intérieur du palais. Elle seule tient entre ses mains le destin de son père et de la famille, ce qui lui donne la force de surmonter sa peur de l’inconnu. Elle se rend compte qu’Azor n’est pas méchant, car sa voix est douce et agréable. Elle exprime son souhait de voir sa famille et Azor lui montre une image de ses sœurs et de son père dans un sortilège magique. Par souci pour son père, elle souhaite retourner dans sa famille. Azor lui fait confiance. Il donne à Zemira un anneau magique qui la libère de lui; si elle le jette, elle lui reviendra. Zemira jure de retourner à Azor avant le coucher du soleil, sinon il mourra de solitude.

Lorsque Zemira est de retour avec sa famille, elle leur parle de la gentillesse d’Azor, de ses sentiments humains et de sa nature aimante. Mais Sandro n’est pas convaincu et veut éloigner Zemira de l’île et du supposé monstre. Zemira quitte sa famille et son père la considère comme perdue. Pendant ce temps, Azor, amoureux, est déterminé à mettre fin à son existence solitaire, car il pense que Zemira ne reviendra jamais. Mais elle tient parole, et face à tant de dévouement et de loyauté ainsi qu’à l’aveu d’amour, le charme de la fée est levé et il se révèle sous sa forme naturelle et belle. Zemira est ravie, mais une chose lui tient encore à cœur : le bien-être de sa famille. Son père Sandro apparaît avec ses autres filles et donne à leur amour sa bénédiction paternelle. Les mariés chantent les souffrances et les joies de l’amour. Ils promettent de ne chercher personne d’autre et de se rendre heureux. Les autres se joignent à la jubilation. La fidélité, la vérité et l’honnêteté prévalent.

Disponible le 10 juin 2023 à 1900 CET/ 1800 Londres/ 1300 New York



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