Revue | Augustin Hadelich et Elim Chan font un retour bienvenu à l’Orchestre symphonique de Toronto

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Ce fut une semaine inhabituelle au TSO. Après que la superstar du violon Nicola Benedetti ait annulé son apparition à court préavis, l’orchestre a dû se démener pour un changement de programme de dernière minute. Le public a sans doute été déçu de l’annulation de Benedetti, car elle devait interpréter la première canadienne du Concerto pour violon de Wynton Marsalis, une pièce spécialement écrite pour elle. Cela peut expliquer les nombreux sièges vides au Roy Thomson Hall hier soir.

Heureusement, le TSO a trouvé un remplaçant plus que digne en la personne du virtuose italo-germano-américain Augustin Hadelich, qui a déjà séduit le public torontois plus tôt cette saison avec son Concerto pour violon de Sibelius. Le chef d’orchestre Elim Chan, né à Hong Kong, fait également un retour bienvenu, dont les débuts au TSO en 2020 juste avant la pandémie ont suscité des critiques élogieuses. Lorsqu’il ne dirige pas l’Orchestre symphonique d’Anvers en tant que chef principal, Chan est occupé à diriger des invités dans le monde entier.

Le Concerto pour violon en ré majeur de Beethoven était une excellente vitrine pour le génie technique de Hadelich. Il a livré des mesures égales de passion et de sensibilité sans fioritures excessives. L’orchestre, en revanche, n’a pas vraiment pris un bon départ dans le premier mouvement. Bien que Chan dirigeait un navire serré, il a fallu des efforts supplémentaires pour tirer l’orchestre lent et juste pour maintenir le navire à flot. L’orchestre sonnait fade contre la performance propre et parfaitement intonée de Hadelich. Hadelich Larghetto était introspectif et magnifiquement façonné. Cela donnait l’impression que le Beethoven se déguste comme un vin qui révèle lentement son caractère. Le Rondo a finalement vu l’orchestre prendre vie et correspondre à la vigueur du jeu robuste de Hadelich. Le rappel de Hadelich était un choix surprenant mais délicieux : le jazzy « Louisana Blues Strut » de Coleridge-Taylor Perkinson. Il constate en outre qu’il n’y a rien que ce maître du violon ne puisse jouer.

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La seconde moitié, la Symphonie n° 2 en ré majeur de Brahm, a attiré l’ensemble du jeu de l’orchestre. La pièce a reçu une interprétation fraîche et passionnante de Chan, qui ne manque pas de contrastes dynamiques. C’était fascinant de voir son comportement. Bien que de petite taille, elle était une dynamite qui commandait avec une concentration laser et exigeait beaucoup de ses musiciens. Reflétant sa direction énergique et expressive, l’orchestre a répondu avec élégance et exubérance. L’alchimie entre Chan et l’orchestre était indéniable.

Bien que Chan ne soit pas encore une figure bien connue du monde de la musique canadienne, ce jeune chef s’avère être un tour de force avec une carrière fulgurante en Europe. Toronto a attendu trois ans le retour de Chan. Espérons qu’elle revienne sur notre podium très bientôt.

L’Orchestre symphonique de Toronto présente Brahms 2 & Hadelich Plays Beethoven au Roy Thomson Hall à Toronto, les 31 mai, 1er et 3 juin 2023. www.tso.ca



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