Revue | Orchestre symphonique de Toronto : les chefs-d’œuvre de Tchaïkovski et de Moussorgski rehaussés par Star Power

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Comment dominer un programme musical d’une première mondiale jumelé avec deux chevaux de guerre classiques ? Vous ajoutez un soliste star de la royauté du violon. Le programme de cette semaine est fidèle à la vision du directeur musical Gustavo Gimeno pour le centenaire du TSO d’introduire de nouvelles commandes en plus du familier.

La commande et la première mondiale du TSO intitulée « Hwa (Flowering) » est une nouvelle œuvre de son propre compositeur affilié, la jeune Alison Yun-Fei Jiang. Jiang a écrit cette pièce en hommage à sa grand-mère et à toutes les femmes qui ont façonné sa vie. Elle décrit la pièce comme une peinture musicale, une toile orchestrale sur laquelle les idées musicales sont « des graines qui germent, grandissent, se fanent et refleurissent en cycles ». En effet, la pièce est pleine de textures, avec des thèmes mélodiques éthérés entrelacés d’éléments dramatiques et dissonants.

La soirée comprenait également les débuts au TSO du chef d’orchestre italien Jader Bignamini, actuellement directeur musical de l’Orchestre symphonique de Detroit. Bien que Bignamini soit surtout connu pour diriger des opéras, il a admirablement dirigé de mémoire ces deux œuvres classiques.

Le concerto pour violon en ré majeur de Tchaïkovski est l’une des plus belles vitrines de l’instrument. Cette pièce intemporelle ne semble poser aucun défi technique au célèbre virtuose canadien James Ehnes. En fait, c’est la quatrième fois qu’Ehnes joue cette pièce avec le TSO depuis 2008, et il s’améliore à chaque fois. Pour le premier mouvement, Bignamini a choisi un tempo plus détendu, permettant à Ehnes de prolonger le plaisir de la cadence solo. Le deuxième mouvement a été joué avec plus de nuances et de réflexion. Le passionnant final débordant d’énergie, mais avec Ehnes, ce n’était jamais excessif. En fait, il était si à l’aise et contrôlait cette pièce difficile qu’on ne pouvait même pas le voir transpirer. La tension des dernières mesures a fait place à un tonnerre d’applaudissements du public. Pour le plus grand plaisir de tous, Ehnes a joué un rappel du « Caprice n° 16 » de Paganini, un autre brillant témoignage de son art.

La seconde moitié du programme présentait les « Tableaux d’une exposition » de Moussorgski, cette version orchestrée par Maurice Ravel. J’ai eu l’impression que l’orchestre jouait cette pièce comme s’il parlait avec un vieil ami, la dynamique coulait naturellement malgré l’interprétation plutôt banale de Bignamini. J’aurais aimé voir une direction plus passionnée avec des contrastes de couleurs plus explosifs. Néanmoins, il était évident, d’après les réactions du public, que la pièce plaisait toujours à la foule et que les Torontois adoraient leur TSO.

L’Orchestre symphonique de Toronto présente le concerto pour violon et les images de Tchaïkovski lors d’une exposition au Roy Thomson Hall à Toronto, les 24, 25 et 27 mai 2023. www.tso.ca



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